Je retraversais le même océan d’Ouest en Est et vendais mon bateau le lendemain de mon arrivée me jurant de ne plus remettre les pieds sur une embarcation.
Ne jamais dire « Jamais ».

A mon retour à Paris, il me fut impossible de me sentir bien entre les quatre murs d’un appartement. J’allais dépenser rapidement l’argent de la vente de mon bateau dans l’achat d’une péniche fluviale sur laquelle j’élisais domicile. Quelle merveilleuse façon que d’habiter sur la Seine. Je naviguais beaucoup dans et autour de Paris. Il faut absolument avoir vu la voûte du canal Saint Martin étirant ses 2 km de semi obscurité et de silence au dessous du boulevard Richard Lenoir…

Mais ayant navigué sans voir de côtes pendant des mois, je commençais à me sentir à l’étroit entre les berges de la Seine et des canaux parisiens que j'aime pourtant tellement.

L’envie du large est un virus dangereux qui se réactive parfois….

N’ayant plus suffisamment de moyens pour acheter un nouveau bateau, je commençais, devant la mine inquiète de mes amis, à faire des études de stabilité du fond plat d’une péniche sur les vagues du golfe de Gascogne et …arrivais à la conclusion que j’avais une chance sur deux d’arriver de l’autre côté de l’Atlantique.


L’"Aventure Péniche" commençait... Je vous la livre au travers des quelques pages que j’ai publiées à mon retour dans le Magazine « Fluvial ».


La Paix niche sur l’Atlantique

 

Nicholas Hulot me fera l’honneur de placer dans son livre sur « l’Atlantique » qui regroupe les fameuses et plus étranges traversées de l'Atlantique, la photo de ma péniche tout près de la "légende de Christophe Colomb" !



 

Pour les amateurs d'aventures maritimes, voici une portion, sans prétention littéraire, de mon livre encore en préparation :

 Navigateur Solidaire 

« Et j’ai lu tous les livres… » de marins aventuriers tels que Joshua Slocum, Vitos Dumas, le Toumelin, Erick Tabarly, Colas et celui dont je me considère un peu comme le disciple, François Moitessier qui accomplis le premier tour du monde et demi sans escale sur son ketch : « Joshua ».

En autodidacte, je faisais la razzia de tous les ouvrages de navigation, de cartes marines, de livres de feu, d’instructions marines, je vendais mon appartement parisien et achetais un ketch de 10,80m que je remplissais de nourriture, d’eau douce et je partais pour ma première navigation, celle d’un terrien, aviateur toulousain, pour traverser l’Atlantique en Solitaire !
Folie !!! Je ne m’en rendrais compte que plusieurs jours après le départ, perdu sur l’Atlantique nord au milieu des dépressions de Décembre…
Mais ma détermination me refusait le demi-tour ! Après 37 jours d’errance, puis 1 mois de véritable navigation, j’arrivais de l’autre côté où j'avais gagné mes gallons de navigateur solitaire, de la plus rude manière.
 

La Mer, l’eau et l’Air aussi…

           AccueilYves MarreEntreprendreEngagementRencontresThalassaUshuaïaFriendshipAmba. France






























 

 






 

 

 

Ce que la mer est aux bretons, l’air l’est aux toulousains.

 

Je suis né dans la capitale de l’aéronautique où sont maintenant assemblés les Airbus mais d’où décollaient les pionniers de l’aéropostale aux noms si connus et glorieux. Mermoz, Guillaumet et Saint Exupéry qui est encore mon auteur favori.

 Je créais aussi une entreprise que je baptisais les « trois R » (Rêve, Recherche et Réalisation).

 Avec mes Associés, et après avoir volé et tourné pour NHK, chaîne nipponne de TV, le directeur de l’énorme consortium MITSUI m’invitait dans son bureau.

Confiant dans ma bonne étoile, je le rencontrais et allais passer contrat avec sa société pour lui vendre 50 de nos machines volantes !

 

Alors qu’un jour de 1992, je préparais mes valises pour rejoindre des amis dans les Alpes, un coup de fil de Gérard Feldzer (alors commandant de bord à Air France et maintenant Directeur du Musée de l’Air et de l’Espace du Bourget) me demandait d’urgence de le rejoindre à Huelva, près de Séville.

 Il y faisait les essais du ballon dirigeable à pédales avec lequel Nicholas Hulot et lui projetaient de traverser l’Atlantique !

 Son pilote d’essais venait de tomber du mât d’arrimage du ballon et se retrouvait malheureusement enveloppé de plâtres et de bandelettes… incapable de poursuivre le programme des essais.

Après toutes mes diverses et multiples expériences, j’avais alors acquis, la réputation de faire voler à peu près n’importe quoi !

 Pourquoi pas un Ballon à pédales.

 Ces vols d’essais en Ballon ne furent pas exempt de difficultés ni de risques mais avec le recul, j’en garde un souvenir émus.

Je réalisais mon plus long vol lors d’une séance d’essais destinée à tester le comportement de ce dirigeable pendant les changement de températures dues aux variations diurnes. Nous avons passé, Gérard et moi plus de 24 h en l’air, au dessus de Huelva et près de la Statue de Christophe Colomb.

C’est de là qu’il était parti 500 ans plus tôt vers Son Aventure !

 

Mais ce rêve de voler, après ma traversée de la manche n’était plus assez fort pour me garder et je laissais ma compagnie à mes associés et partais au Service d’A.S.F. (Aviation Sans Frontière) piloter un petit hydravion en Amazonie colombienne chez les indiens Macuna, sur les fleuves Apaporis et Caqueta. 

Ayant bu tant d’espace, je ne pourrais retourner entre les quatre murs d’une salle de classe et commençais alors mon aventure d’autodidacte.

Après quelques petits boulots, la Compagnie Nationale me prenait dans son giron pour une carrière de PNC (Personnel naviguant de cabine) qui me ferait devenir citoyen du monde en fréquentant les grandes destinations de la planète, traversant tous ses océans, passant souvent entre le pôle Nord magnétique et le géographique.

Si ce métier, fait de rencontres et de découvertes en même temps que de fréquentations de la merveilleuse machine qu’est l’Avion, est passionnant, il ne suffisait pas à assouvir ma passion de voler.

 Je continuais à piloter des avions privés et découvrais le Delta plane qui devait m’enthousiasmer tant, que je devenais pilote et un des plus jeunes instructeurs de la Fédération Française de Vol Libre.

Je volais, j’enseignais, j’offrais quelques baptêmes de l’air, sur mon aile biplace, à mes amis…

Après mes deux premières traversées de l’Atlantique Air France me reprenait et acceptait de me tailler un contrat à temps très partiel… Je profitais de mon  temps libre pour mettre au point une machine volante avec laquelle j’allais traverser la manche sur les traces de Louis Blériot. Cette aventure me valut le surnom du « Blériot du parapente » dont je suis fier !

 

Que de rêves pour un adolescent… Que d’attraits… J’allais souvent voir les avions sans oser penser qu’un jour je m’envolerais aussi, souvent, beaucoup, et longtemps.

 

Malgré les avis de mes parents et amis, je n’ai pu attendre de suivre la voie royale de l’ENAC.

Fort d’une bourse de l’armée de l’air et de deux bourses d’état, je quittais mes études pour partir apprendre à piloter en montagne dans les Pyrénées.

Que d’émotions à frôler les versants abrupts des falaises et des pentes enneigées, se frotter avec les tourbillons mal détectés, éviter les dangereux courants descendants… Quel bonheur de poser les skis de son avion sur un champ de poudreuse…Le rêve enfin réalisé.

 

J’obtenais ainsi mon brevet de pilote avant même de passer mon permis de conduire…

 

Mais la vie offre parfois des issues de rêve redoutables et le mien menaçait de se terminer lors d’une visite médicale où je fus recalé pour une fraction de dixième d’acuité visuelle en moins !

Mes yeux qui me jouaient ce bien douloureux « tour » ont pleurés toutes leurs larmes, ce jour là !!!

 

 

 

Nous habitions juste au dessous du tour de piste de l’aéroport de Montaudran et l’enfant que j’étais, voyait souvent au dessus de sa tête, passer encore les avions de l’aéroclub dans leurs glorieux sillages.

L’Aventure… ce fut aussi

 L’Air…

 

La Mer, les Fleuves et l’Air aussi…

Ces dix dernières années de navigations sur le Delta du Gange nous ont fait prendre conscience de l’extinction rapide des bateaux traditionnels.

Nous avons conçu et débuté l’Aventure du

"Musée Vivant du Bateau Traditionnel du Bengale" (voir Entreprendre 1ère page)

 

Le Prof. Yunus, Prix Nobel de la Paix,  à la barre. C'est le  créateur de la Grameen Bank ; la banque des pauvres,

Runa, mon épouse à sa gauche,

La Mer, l’eau et l’Air aussi…

 

Le Ministre du développement des Maldives à sa droite,

La fille du Pr. Yunus,

M. Sen Gupta, « Éminence grise » d’Indira Gandhi

La ministre de la condition féminine des Maldives

Un directeur du « Centre for Policy Dialogue »

L’ancien Président de la W.W.L.

 

Ted Turner et sa compagne à la barre.

L'ancien vainqueur de la "Coupe de l'America » est aujourd’hui

Président de la  Fondation des Nations Unies .

 



Je me suis tout de suite passionné pour les magnifiques bateaux traditionnels, encore construits selon des techniques millénaires !
 


Nous allions dès lors, avec mon épouse Runa,  restaurer le plus grand voilier du Bengale, naviguer sur les fleuves mythiques ; le Gange et le Brahmapoutre, découvrir la plus grande Mangrove du monde ; celle des Sundarbans…
 


Pour offrir ces destinations nouvelles, nous allions créer une compagnie de Tourisme fluvial.

Nos bateaux traditionnels allaient bientôt symboliser "Le Bangladesh" et recevoir la plupart de ses hôtes de marque.

 

La Mer sera encore le théâtre d’une autre « Première » :

Le convoyage d’une péniche fluviale de France jusqu’au Bangladesh !

Nicholas Hulot lors du tournage d’Ushuaïa

Cette dernière aventure allait me faire découvrir, après celui de l’Amazone, le second plus grand Delta de la planète; celui du Gange et du Brahmapoutre, ainsi que la plus nombreuse flotte fluviale du Monde !

 

Cette Aventure me vaudra la nomination aux « Bornes de l’Aventure » de l’Institut Géographique National (I.G.N.), dans la catégorie : Mer .

 

Gérard Feldzer et Yves Marre lors d'un vol d'essais.

 Mais s'il fut un "terrain" de jeu et d'expérimentation, l’air fut aussi ma profession, et j’accomplirais plus de

10 000 h  de vol sur les avions de la Compagnie Nationale...

Nicholas Hulot et Gérard Feldzer dans la nacelle du ballon

Haut de page